29 juin 2009

La vie par procuration

Lire des tas de blogs, comme autant de vies par procuration. Conneries, j'ai tout balancé.
S'acheter une télé pour regarder de l'art, ou une guitare pour en faire. J'ai réfléchi et j'ai tout posé.

J'ai - encore - déménagé mon appart'. La table qui était encastrée au fond trône maintenant au milieu du salon. J'ai enlevé une chaise et je l'ai mise dans la chambre, on dirait un tableau de Van Gogh. J'ai enlevé les tabourets de la banque pour les planquer près de la table basse. Maintenant, quand on entre, on ne voit qu'une table et une chaise, face à la fenêtre. Hier, j'ai écrit. Et c'est bien parce qu'une bougie n'éclaire pas assez que je lui ai préféré une lampe Conforama. Même pas eu besoin d'un Macbook Air. Un iBook 10 fois moins cher a fait l'affaire. J'ai fini et j'ai tout rangé. Il n'y a plus rien sur la table. Le dénuement de la scène ferait presque peur. Me ferait presque peur. Je ne sais pas quel Horla m'habite, je ne sais pas à qui est cet appartement, ni si c'est le mien, ni s'il me plait vraiment.

Couché à 23h, levé à 4, j'ai écouté les oiseaux, ces cons, chanter le jour alors que les étoiles brillaient encore. J'ai vu les rues qui dormaient, finalement. Je doutais qu'elles le fissent (championnat du monde de subjonctif !). J'ai entendu l'eau couler dans ma ville, précédant l'employé municipal corse. La semaine dernière, il a croisé des jeunes qui sortaient de boîte. Un air de 5h, Paris s'éveille. J'ai vu le chat arpenter les toits en silence, me regarder fixement puis disparaître. J'ai presque regardé le soleil se lever dans le bus. Qui m'accompagnerait pour voir ce jour, un jour, commencer ? J'ai marché jusqu'à mon travail mais il faisait déjà trop chaud.

Je change, je deviens.
Et évidemment, comme chaque changement, celui-ci me fait douter, m'inquiète, me fait peur.
Dans le dictateur et le hamac, Pennac parle de devenir. Ce devenir, cette évolution, même si c'est la seule indication qu'on est pas mort, digéré par la société, encore plus de consommation, ne se fait pas sans interrogations.
A moins que ce ne soit l'inverse ...

ps : j'ai rêvé de ce titre, c'est-à-dire que j'ai rêvé, cette nuit, que j'allais écrire ce post, un post en fait, parce que je ne me souviens plus de ce que je devais y écrire, avec ce titre. Mais je ne me souviens plus pourquoi !

Epreuve d'arithmétique

Goldman est né en 51.
Il a commencé Taï-Phong en 75 et l'a fini en 79.
Sachant qu'il a sorti "Il suffira d'un signe" en 81,
et que "Je te donne" a été disque de platine en 1986,
Dire ce que je fous là.

Edit :
Embauché malgré moi dans l'usine à idées,
j'ai refusé de pointer.
Mobilisé de même dans l'armée des idées,
j'ai déserté.
Je n'ai jamais compris grand chose.
Il n'y a jamais grand-chose,
ni petite chose.
Il y a autre chose.

Autre chose,
c'est ce que j'aime, qui me plaît,
et que je fais.

Malgré moi, Jacques Prévert

25 juin 2009

Le coup d'état permanent

On rappelle tout d'abord quelques définitions et quelques faits :
  • République : Forme d'organisation politique dans laquelle les détenteurs du pouvoir l'exercent en vertu d'un mandat conféré par le corps social (à la différence de la monarchie où il se transmet de manière héréditaire).
  • La séparation des pouvoirs est inscrites dans la Déclaration des droits de l'homme et du Citoyen (26/8/1789), rappelée dans la Constitution de 1958 et précisée dans la décision du Conseil Constitutionnel du 23/1/1987 (ici)
  • Coup d'État : action de force pour renverser les pouvoirs publics menée par une fraction des gouvernants.
Ainsi, si les élections ont bien toujours lieu, la profusion des "fils de" en politique (Martine Aubry, Jean Sarkozy, Louis Giscard d'Estaing, ...) apporte quand même un certain frein au terme République dans notre pays.
La séparation des pouvoirs est depuis longtemps remise en cause et depuis plus récemment encore plus : multiplication des lois anti-parlementaires (article 49.3, gouvernement par ordonnance), incursions de l'exécutif dans le judiciaire, omniprésence et omnipotence du président, président qui prépare les lois ...
L'exécutif prend le pas sur les 2 autres pouvoirs. C'est humain : chaque pouvoir veut plus de pouvoir. C'était d'ailleurs pour éviter de tomber dans la tyrannie, dans un régime sans contre-pouvoir, que l'esprit des lois de Montesquieu prônait la séparation des pouvoirs. Pourquoi est-ce l'exécutif qui prend le dessus ? Peut-être parce que l'exécutif, parce que moins éparpillé entre 920 parlementeurs, passe mieux au JT? Peut-êter, plus sûrement, parce que l'exécutif est responsable de l'application des lois, donc dirige les forces de l'ordre (police et gendarmerie dans une certaine mesure) et qu'accessoirement, en France, le Président est aussi le Chef des Armées. Si d'aventures un des deux autres pouvoirs voulait prendre le dessus, il serait de fait sévèrement réprimé par une de ces 3 forces.
Alors, si nous ne sommes plus vraiment en République, si la séparation des pouvoirs n'existe plus que dans la Bilbiothèque François Mittérand, si tout ça se fait par la force ou du moins la coercition, qu'est-ce qu'il nous reste ?

Je ne suis pas certain que nous irions reprendre la Bastille (d'autant qu'elle n'existe plus que comme un opéra), dynamiter (ou faire tomber un 747 d'American Airlines volant en rase-motte à 800km/h) TF1, lieu d'enfermement de nos cerveaux disponibles dans la joie et l'allégresse. Et je ne suis pas sûr du tout que les puissants du pays nous laissent faire tranquillement sans faire intevernir GIGN, GIPN, armée ou autres.
L'aventure romantique de Fidel Castro et Che Guevara à Cuba tend à nous faire oublier ce point décisif : il n'y a pas de révolution pacifique.

Gloire à Nicolas S.

On peut être très critique à l'égard de Nicolas S., et je le suis évidemment (comment ne pas l'être ? ... je veux dire, sans toucher plus de 4k€/mois), sa méthode gouvernance a au moins le mérite de faire apparaître les choses très clairement et relève, indubitablement, d'une intelligence, plus sociale que politique.
En pillant à gauche et à droite, Nicolas S. fait plus que de récupérer un crédit via des prête-noms. Quand Kouchner intègre le gouvernement et devient le toutou attitré du pays des Droits de l'Homme, quand Rama Yade est obligée d'abandonner ses combats ou de conspuer ses confrères, quand Rachida devient l'instrument de la dé-républicanisation de la France, et plus récemment, quand Frédéric Mittérand vient apporter son nom (que le nom) de gauche, et quand Frédéric Mercier, membre du MoDem et proche de François Bayrou (condition nécessaire pour être tête de liste du parti) sa caution centriste ...
On pourrait s'interroger sur l'absence des "vainqueurs" des dernières européennes. Je dis que les Verts sont simplement un vote par défaut, à la limite un vote coup de coeur, et que la conscience écologique des Français, pas plus que celle des européens, ne dépasse le visionnage mélopéen du dernier film de Yann-Arthus Bertrand. Et ça, Nicolas S. l'a bien compris aussi. Je dis que les Français n'auront jamais d'affection pour Daniel Cohn Bendit. Impensable pour eux de voter pour un gaucho allemand.
Il n'est pas allé jusqu'à nommer un membre du vrai vainqueur des élections (60% des suffrages s'il vous plaît), mais allez nommer un membre de l'abstention ...
En procédant de la sorte, le président dissout pour de bon les rangs de ses adversaires, si on peut encore considérer la gauche comme adversaire, comme force d'opposition. Ne nous leurrons pas : le PS est allé à Versailles (bêinh oui, y'avait des petits fours), les Verts n'ont pas de poids à l'assemblée, et François Bayrou ne critique Sarkozy que pour vendre des bouquins. Il leurs enlève du crédit en tant que tel ("si le PS était si bien, pourquoi Kouchner en est-il parti ?") et les affaiblit de leurs ténors ou de leurs appuis.
Uniquement sur cette action, je tire mon chapeau à Nicolas S. Ou plutôt ses conseillers stratégiques et politiques, tant je ne peux me résoudre à croire que l'intéressé dispose de ces compétences.
Mais il y a un point que peu de monde ont vu, c'est l'évidente compétence pédagogique du président, qui serait bien meilleur en professeur de pyschologie sociale qu'à son actuelle fonction. La Sarkozie, c'est le pays merveilleux où l'Homme se révèle, se réalise tel qu'il est vraiment.
Qu'importe que Kouchner ait été de gauche, membre de Médecin sans Frontières, qu'il ait alerté sur des désastres humanitaires et se soit mobilisé pour des pauvres en France (et on oubliera Total en Birmanie, et on oubliera qu'à part alerter et mobiliser des caméras, ... c'est un peu un BHL avec un stétoscope), devant un ministère, il a cédé.
Qu'importe que Rama Yade soit issue de la Françafrique, qu'elle ne soit pas de droite, qu'elle insulte à Khadaffi quand son président le reçoit en grandes pompes, où qu'elle ait votée non au TCE. Devant un ministère (ou un secrétariat d'Etat), elle a cédé.
Qu'importe que Rachida Dati soit une ancienne du PS, issue du maghreb dont elle gomme ses origines, peu agréable et peu compétente durant ses études. Devant un ministère, elle a cédé (elle s'est sacrifiée de bon coeur).
Qu'importe que Frédéric Mittérand soit le neveu de son oncle, ancien du MRG et proche du PS, qu'il porte la caution de son nom, que Cathernie Tasca (PS) l'ait nommé président de la Commission d'avance sur recette du cinéma français (on rajoutera que c'est Nicolas S. qui l'a nommé directeur de la Villa Médicis). Devant un ministère, il a cédé.
Qu'importe que Michel Mercier soit un proche de François Bayrou, trésorier du MoDem, dont la ligne de conduite avant les Européennes était "haro sur le président". Pas trop fort non plus, il ne s'agissait pas de voter une motion de censure avec le PS, ou de boycotter Versailles. Simplement de vendre un bouquin, faire de la thune et se barrer aux Bahamas. Qu'importe donc l'amitié, et c'est lui mon exemple le plus flagrant. Devant un ministère, il a cédé.
Ainsi, gloire soit rendue à Nicolas S. qui, en plus d'être bien entouré un fin stratège politique, nous montre que l'Homme, politique en particulier, mais simplement parce que ce dernier a les moyens de ses ambitions (rarement expression aura été si bien adaptée à une situation) est misérablement corruptible.

Rappelons-nous du blason de Brassens.

22 juin 2009

Mais qu'est-ce que je fous là ?

Nous sommes hier, et je suis en train de faire des modifications importantes sur l'application de mon client. Une déclaration est bloquée, les gestionnaires ne peuvent rien faire et le support 1er et 2ème niveau non plus. Partant, ce sont les cotisations d'une trentaine de salariés qui sont bloquées, et, à terme, c'est autant de complications pour les indemnités à percevoir de ces braves travailleurs. La seule personne qui peut les aider (hormis les 5 autres membres de mon équipe, qui travaillent eux-mêmes sur des problèmes similaires), c'est moi.
Demain, donc aujourd'hui, je reprends le projet JAVA que je me suis créé à grand renfort de compétences et de productivité. Mon projet à moi tout seul, qui va faire gagner 20% de temps à un collègue, environ 6 mois homme de production, et 50% d'efficacité.
Je pourrais être content.
Je pourrais m'apercevoir de la chance que j'ai à travailler dans un domaine facile, pour moi.
Je pourrais même faire comme certains autres moi, des alter ego presqu'égaux, sinon ils écriraient eux aussi ce message, et avoir envie de me tuer pour récupérer ma place et mon projet.
Est-ce que j'ai dit que j'étais bien payé ?
Je pourrais être content.
Mais la seule vérité,
c'est que hier j'ai fait une requête SQL,
aujourd'hui je vais pisser du code d'informatique de gestion,
alors qu'il y a 15 ans, Liam Gallagher le trou du cul sortait des studios d'Abbey Road, peut-être après avoir enregistré Wonderwall, et que, pour le coup,
c'est moi qui tuerait pour avoir sa vie.

A toi, le connard de la musique et du piratage

Quand je faisais semblant d'être prof, un élève vint à notre table tout fier de lui de son nouveau statut : il s'était fait signé par un label électro. Et de nous bombarder la tête avec son boum-boum qui plaira évidemment à toutes les boîtes aixoises, y compris mon quartier-général : maux de têtes en perspective.
Je ne pus m'empêcher de poser la question :
Mais ... vous piratez ?
- Bêinh oui.
- Et ça vous gêne pas que des gens, les mêmes gens que vous du reste, vont pirater votre oeuvre (oui, j'ai dit oeuvre, mais j'aurais dû dire hors d'oeuvre. Ou horreur.) ?
- Bêinh non. De toutes façons, la musique est morte, il faut se tourner vers d'autres formes de rémunérations. Le live par exemple.

J'étais un peu déçu par l'aspect copier-coller de notre jeune premier, habile de subtiles distinctions toutes internetesque pour justifier ce qui est simplement du vol. Et non, je n'allais pas m'émerveiller parce que monsieur partait 3 jours à Tunis ou Alger pour faire partie des DJ d'une mega-teuf, tous frais payés, hôtel etc ...
Mais j'avais complètement perdu le fil, la discussion continuait grâce à la surdité et au courage de mes nouveaux homologues : les profs.
Non, les bandes ne m'appartiennent plus. Les maisons de disque c'est comme ça, ils prennent la possession des bandes et après, elles ne vous appartiennent plus. Comme Johnny Halliday. Ils décident de tout après, de la promotion, de l'édition ... de la sortie, même !

Ah ! Si on fait intervenir la grande chanson française, là c'est plus pareil ! Même si ce trou du cul serait bien incapable de citer 2 titres de la grande époque de Johnny, sa connivence avec Hendrix ou le nom de ses paroliers. Mais passons. La discussion continue :
Oui c'est vrai que c'est dommage que Hadopi ait pas été adopté finalement. Parce que bon, j'aurais pas dit ça y'a quelques mois, mais il y a des gens qui vont me piquer ma chanson.

Et la voilà notre grande contradiction. Seulement 5 minutes pour que la loi de l'argent se rappelle à notre Robin des Bois maître de cérémonie, c'est beau la conviction artistique et politique.
Ca faisait longtemps que j'écoutais plus ce grand dadais benêt : une chinoise me faisait de l'oeil.

Résumons-nous : lors d'une cérémonie de départ, un élève vient nous annoncer benoîtement qu'il arrête ses études parce qu'un bruit enrichi par ordinateur, sur des paroles annonées un soir de beuverie a été racheté par un voleur qui lui donnera quelques cacahouètes en échange ... et il voudrait que je boive à sa santé ?
Je me suis éloigné juste avant le toast, prétextant une pressante envie ... de vomir.

20 juin 2009

Les enfants sont formidables

Papy ?
- Oui ?
- Je veux du poulet s'il te plaît.
- Qu'est-ce que tu veux ? Un pilon ? Une aile ? Du blanc ?
- Non. Un oeuf.

19 juin 2009

C'est moche une ville la nuit

Le soir, les filles se font belles pour être abordées par les garçons, et les garçons se font beaux pour aborder les filles. Mais les filles font comme si elles ne voulaient pas être abordées et les garçons ont peur d'aborder. Du reste, chacun camoufle tous ces artifices par une moue colérique/boudeuse/énervée soigneusement étudiée comme si on était pas content d'être là.
Une autre remarque concerne les filles en petit groupe. Il y en a toujours une plus belle que l'autre : la belle a besoin d'un faire-valoir, et la moche a besoin d'un passeport. Et la belle fait la gueule pour pas se faire aborder, et elle le fait bien (de pas se faire aborder) et la moche sourit pour se faire aborder, et elle le fait mal (se faire aborder).
Mais j'ai toujours préféré les sourires.

... il y a des soirs où je suis en déphasage avec mon environnement. C'est juste un peu con que ça dure depuis ... 6 mois ?

Come undone

Vendredi dernier, je faisais semblant d'être prof.
J'avais vu qu'une jeune femme chinoise m'avait vu. Et elle avait vu que je l'avais vu. Après un échange de sourires univoque, une de ses amies vient me dire :
Elle vous trouve très beau.
Avec un ton hautain, j'ai répondu :
Je sais.
Je n'aime pas, mais alors pas du tout ce que je suis devenu.


Chez mon ancien client, il y avait un mec, Gérald, qui m'a dit un jour :
Olivier, toi, t'es trop gentil. De toutes façons, c'est marqué sur ta tête : t'es un gentil.

Je suppose qu'il avait raison.
Il s'agit dès lors d'accepter cet état de fait et de ne pas feinter.
Le hautain qui envoie bouler la grande chinoise brune ... c'est pas moi ça. Je me suis forgé quelque chose que je ne suis pas, que je n'aime pas.

J'ai revu Pépé (2)

En fin de semaine dernière, j'ai revu mon grand-père.
Je note cet événement beaucoup trop tard parce que ma mémoire a commencé a en effacer une grande partie, mais j'ai revu mon pépé. J'étais assis, peut-être sur un canapé comme chez mon père, mais plus certainement à l'extérieur. Je l'ai vu arriver à ma droite, lentement, dans son bleu de travail, le même que celui qu'on a mis à son santon. Il avait l'air un peu fatigué, comme après une rude et dure journée de travail. Je me gardais bien de lui faire remarquer qu'il était mort depuis plus de deux ans et qu'en tant que tel, il n'avait rien à faire dans un de mes rêves. Revoir ceux qui nous ont quittés, c'est un événement suffisamment rare pour ne pas le gâcher avec des considérations tellement rationnelles. Il s'est assis à ma droite sur sa canapé. Je l'ai regardé un peu, comme on ose pas le faire dans un bus. Il n'avait pas beaucoup changé. Pas du tout en fait. Il regardait dans le vide, au loin. Vers l'horizon ou la cheminée, je ne sais pas. Et puis il s'est tourné vers moi, il m'a souri et nous avons discuté. Il m'a parlé de son travail, que des fois c'était dur, des petits jeunes qu'il formait ... et tandis qu'il me parlait, je me disais ... pourquoi j'ai pas parlé plus souvent de ça avec lui ?
Il s'est tu aussi, parce que les gens qui savent le mieux parler sont ceux qui écoutent le plus.

* : 2, parce que dans mon ancien blog, j'avais déjà publié une note avec ce titre.