30 juillet 2010

On a les héros qu'on mérite

Le slogan de Nike, pour ce Mondial 2010 (restent à jouer Allemagne-Espagne et les 2 finales au moment où j'écris ces lignes) était "Ecris le futur".
Ca fait combien de temps que les équipementiers, et les autres, essaient de récupérer les événements ? Depuis que la pub existe, pas vrai !?! En 98, Nike avait sponsorisé le Brésil. En 2000, ils sponsorisaient la compétition, suivant Adidas ! Pas folle la guêpe !
Et donc de nos "héros", ces athlètes complets avec un pois chiche dans le crâne et pas forcément beaucoup d'honneur doivent écrire le futur. Il faudrait déjà commencer par le présent ... voire le passé :
  • Ainsi de Franck R., milieu de terrain pour l'équipe de France pris en flagrant délit avec une pute mineure, faire un caprice de diva à un incompétent, et pleurer comme un crocodile à la télévision.
  • Ainsi de Patrck E., milieu de terrain pour l'équipe de France, instigateur d'une grève de solidarité contre la retraite pour le maintien du suivant dans l'effectif, et pourfendeur des "traîtres" qui, ô scandale !, cherchent leur salut dans la presse. Pauvre Yohann G. ! Ne sais-tu pas que si tu peux aller dans la presse, c'est uniquement en double page pour les équipementiers cités plus haut ?
  • Ainsi de Nicolas A., attaquant pour l'équipe de France, en 2003 "Je n'ai pas besoin de l'équipe de France" (Paris-Match) et en 2010 (non, on ne cite pas un démeuré trop payé à qui on a donné 2 chances de se racheter).
  • Ainsi de Nicolas A., rebelote et manifestement atteint du syndrome de Tourette, qui en 2009 déclarait dans 20 minutes (reconnaissons à ce papier une certaine dose d'auto-critique allant jusqu'à choisir des interviewés dont l'attrait correspond à son intérêt) :
    A l’époque, j’avais une Ferrari. J’avais 20 ans. Beaucoup de gens ne l’ont pas accepté.
    - Vous ne comprenez pas que voir un jeune de 20 ans au volant d’une Ferrari puisse choquer ?
    - (sec) Non.

  • Ainsi de Thierry H., pourtant ancien héros de l'équipe de France, qui qualifie à la main son équipe pour une odyssée honteuse.
  • Ainsi de Rivaldo F., attaquant pour l'équipe du Brésil qui en 2002, suite à un ballon reçu au genou, s'écroule en se tenant la tête, et obtient l'expulsion d'un joueur de l'équipe adverse.
  • Ainsi de Diego M., attaquant de l'équipe d'Argentine qui en 1986, marque un but de la main.
  • Ainsi de Manuel M., gardien de l'équipe d'Allemagne qui en 2010, alors qu'il n'a pas pu ne pas voir le ballon de l'égalisation anglaise rentrer de près d'1 mètre dans son embut, s'est tu et a dégagé la balle attendant sagement la mi-temps.
Merci à eux, et bravo pour leur engagement constant à nous rappeler qu'au fond, la valeur première du sport, ce n'est pas le sport, ce n'est pas le jeu, c'est le pognon.



Et puis ... et puis ... et puis ...
En 1982, Mats Wilander affront José Luis Clerc, tête de série numéro 4 en demi-finale de Roland-Garros. Dans le 4ème set, il sert sa balle de match et marque en se qualifiant pour sa 7ème et dernière finale de l'open français.
Et tandis que le central raisonne du traditionnel et grave "jeu, set et match", Mats Wilander se dirige vers l'arbitre principal et lui dit :

Ma balle ... elle était faute. On la remet.


On pourra se souvenir que Wilander a finalement gagné son match (et le tournoi),
mais le principal n'est pas là.
Et loin de moi l'idée de faire du "c'était mieux avant".

Le principal c'est qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de petits pour un grand.

Et qu'à faire-passer et prendre tous ces petits pour des grands, la place pour les vrais grands devient de plus en plus petite.